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AFEX s’inquiète de la situation Sécuritaire des Journalistes en Somalie

Le Réseau des Organisations Africaines de la Promotion de la liberté d’expression (AFEX) se joint à son membre, le National Union of Somali Journalists (NUSOJ) en Somalie pour exprimer sa profonde préoccupation concernant le harcèlement des journalistes en Somalie par les éléments de sécurité, des acteurs non étatique non identifiés et des fonctionnaires du gouvernement.

Au total, onze journalistes et une organisation de média ont été victimes d’agressions en Somalie dans six incidents de violations enregistrés durant la période du 25 janvier au 1er Avril, 2017, selon NUSOJ.

De ces incidents ont enregistre cinq agressions physiques dont certains mortels et une censure.

En effet, Huit journalistes ont été gravement blessés en Somalie lors d’incidents séparés d’explosions de bombes enregistrés en janvier et en mars 2017. Dans le premier incident, sept journalistes ont été gravement blessés dans deux incidents séparés d’explosion de bombes le 25 janvier 2017, ce qui a également entrainé la mort de plusieurs citoyens avec beaucoup d’autres blessés. Les journalistes blessés couvraient une attaque terroriste contre un hôtel situé au centre ville de Mogadiscio.

Dans le deuxième incident, Abdihamid Mohamed Osman, un cameraman somalien et un éditeur de vidéo travaillant pour une station privée basée à Londres, Universal TV, ont été gravement blessés le 12 mars 2017 lorsqu’une bombe placée dans leur voiture a explosée dans le district de Hamar-weyne de Mogadiscio. Osman était en route pour son travail quand l’incident s’est produit. Les deux incidents ont été perpétrés par des personnes inconnues.

D’autres violations incluent deux incidents d’assaut physique, un incident de censure et un incident d’enlèvement figure sur la liste des clavaires que traversent les professionnels des médias dans cette partie du continent.

Pour mémoire, le 4 février 2017 une trentaine de policiers armés à Puntland, une région du Nord-Est de la Somalie ont fait une descente dans les locaux de la Radio Voice of Peace. La police a pris par force le directeur de la station  Ahmed Mohamed Ali, connu sous le nom Aano Geel, hors de son bureau et l’a battu par des crosses de fusils et des matraques. Ali s’en est sorti avec des blessures au cou, aux épaules, au bas du dos et à la poitrine et  a été admis dans un hôpital.

Un autre journaliste qui travaille à la station, Rabile Abdikarim Mohamud, a été menacé lorsqu’il a voulait intervenir. Aucune raison de cette agression physique n’a été donnée.

Un mois plus tard, le 5 mars, 2017, les autorités du Ministère de l’information de l’Etat régional de Puntland en Somalie, a interdit à une station de télévision privée, Universal TV de couvrir des évènements dans des régions contrôlées par les autorités du Puntland. Le Ministère a accusé la chaîne de télévision  de «créer des conflits entre la population et le gouvernement (Puntland), déstabiliser la sécurité régionale, répandre de fausses nouvelles et diffuser des nouvelles contraire à l’éthique du journalisme». Puntland n’a pas spécifié la période de la durée de cette interdiction d’émissions de la télévision dans cette région.

Le 19 mars, 2017, Mahad Mohamed Abdurahman, un journaliste à la Radio Shabelle, a été blessé lors d’affrontements entre deux forces gouvernementales dans le quartier de Tarbunka dans le district de Hodan. Abduraman, surnommé Mutawakil, a été blessé à la main gauche et au dos. Bien que  blessé, Mahad Mohamed Abdurahman a été longuement attendu par  le commissaire du district de Hodan, M. Ahmed Salad Ibrahim autour de son reportage relatif à la plainte  des déplacées intérnes  qui vivent à Tarbunka autour de l’ouverture des routes.

En outre, le 1er avril 2017, des hommes armés non identifiés ont enlevé le journaliste Hanad Ali Guled, qui travaille pour la chaine de télévision privée Goobjoog de Goobjoog Media Group. Guled a été amené  à un endroit inconnu où il a été détenu dans une petite pièce. Guled a été retrouvé le lendemain, à la périphérie de Mogadiscio, menotté et battu. Le but pour lequel Guled a été enlevé n’est pas clair, mais ses collègues ont déclaré qu’il recevait des menaces par téléphone au sujet de sa participation à un programme d’aide à la sécheresse de Media for Aid.

Les violations susmentionnées font partie d’une série d’attaques que les journalistes en Somalie ont endurés au cours des années, car la Somalie a été décrit comme l’un des endroits les plus dangereux pour pratiquer le journalisme en Afrique. Les journalistes qui exercent malgré ces défis sont souvent  aussi harcelés par les forces de sécurité du  pays.

AFEX demande instamment au nouveau gouvernement somalien d’intervenir afin de mettre immédiatement fin aux pratiques et aux décisions flagrantes des forces de sécurité et des fonctionnaires chargés de limiter la liberté des journalistes et de la communauté élargie ainsi que l’atteinte à la liberté d’expression et leur permettre de jouir de leurs droits fondamentaux.

Les auteurs d’actes de violation contre les journalistes et les professionnels des médias doivent être tenus responsables, affirme l’AFEX, tout en soulignant que l’impunité pour les crimes contre les journalistes est un sabotage du rôle important que jouent les médias et les journalistes dans la société.

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