IPC Exhorte le Gouvernement, et les Parties Prenantes Institutionnelles à Assurer un Espace de Travail Sécurisé pour les Journalistes et les Professionnels des Médias

Alors que la communauté internationale célèbre à cet instant la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse (WPFD) 2020, l’International Press Centre (IPC) (Centre International de la Presse) basé à Lagos, a rappelé au gouvernement du Nigéria ainsi qu’aux parties prenantes institutionnelles telles que l’Assemblée Nationale, le pouvoir Judiciaire, les agences de sécurité et les associations de médias le rôle essentiel qu’elles doivent jouer afin d’assurer la survie de la liberté de la presse.  Selon l’IPC, ces parties prenantes doivent collectivement assurer un environnement favorable à la mise en œuvre des mesures nécessaire pour la sécurité et l’indépendance des médias ainsi que des professionnels de la presse.

La journée de WPFD a été déclaré par l’Assemblée Générale des Nations Unies en vue de sensibiliser la population sur l’importance de la liberté de la presse telle inscrite dans l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948.

Dans une déclaration faite en guise de commémoration du WPFD 2020, célébrée le 3 Mai de chaque année, l’IPC note que le thème de cette année « Journalisme sans Crainte ni Complaisance », ainsi que les droits notamment de la liberté d’expression et de la presse, de la liberté de rédiger et de publier un éditoriale, de critiquer et d’informer sans crainte sont conforme aux principes fondamentaux des démocraties prospères ainsi que des pays développés. L’IPC souligne que ces valeurs doivent être maintenues au Nigéria.

Le Directeur Exécutif de l’IPC, Mr. Lanre Arogundade, a souligné dans sa déclaration que le gouvernement et les parties prenantes institutionnelles doivent respecter et maintenir la liberté de la presse. Mr. Lanre Arogundade a également réaffirmé le rôle crucial que joue les journalistes et les professionnels des médias, surtout dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus qui ravage le monde entier. Il a également martelé que la crise actuelle met en évidence le rôle pertinent de la profession journalistique particulièrement en la capacité des journalistes à informer et éduquer la population sur les aspects scientifiques et sanitaires du virus, surtout sur l’origine de la pandémie, et lutter contre la désinformation afin de sauver des vies.

Mr. Arogundade a également fait observer que le monde entier fait face aux défis liés à la pandémie, ainsi donc, le gouvernement du Nigeria ne devrait pas rendre la pratique du journalisme difficile, d’autant plus que les médias doivent être constamment en mesure de fournir sans crainte ni intimidation des informations au public.

Le Directeur Exécutif de l’IPC a toutefois exprimé sa préoccupation par rapport au fait que son organisation ait enregistré au moins 22 violations de la liberté de la presse lors de la couverture de la pandémie de COVID-19, et exhorte le gouvernement à examiner sa relation avec les médias, puis renforcer son engagement à la sécurité des journalistes ainsi qu’aux professionnels des médias à travers la création d’un environnement favorable à la liberté de la presse dans le pays; et ensuite protéger les droits et la sécurité des journalistes ainsi que des professionnels des médias tout en soutenant le journalisme indépendant et professionnel, éloigné de tout influence politique.

« Dans les cas d’attaques contre les journalistes y compris les arrestations, et violations des droits des professionnels de la presse que nous avons documentées il y a des preuves évidentes de restrictions imposés à la liberté de la presse. Ces obstacles se reflètent également dans le refus par le gouvernement d’octroyé l’accès à l’information aux médias, l’existence de la Loi sur la cybercriminalité et la Loi antiterroriste qui sont activement utilisées pour supprimer la liberté d’expression dans le pays, et imposer certaines restrictions aux droits à la liberté d’expression », a déclaré Mr. Arogundade.

« Le gouvernement ainsi que les institutions gouvernementales doivent garantir la liberté de la presse et supprimer tous les obstacles à une presse libre. Nous pouvons observer que dans un passé récent il a eu une prolifération des lois visant à limiter le rôle des médias. Nous avons en premier le projet de loi de la Commission Nationale pour l’Interdiction des Discours de Haine qui prescrit une peine d’emprisonnement à perpétuité pour toute personne reconnue coupable de cette infraction et une condamnation à mort par pendaison ; puis deuxièmement le projet de loi portant sur la protection contre le mensonge et la manipulation sur Internet et autres infractions connexes. Ce deuxième projet de loi vise à donner aux autorités des pouvoirs arbitraires afin de couper l’internet, limiter l’accès aux réseaux sociaux, et rendre les critiques à l’endroit du gouvernement passibles de peines allant jusqu’à trois ans de prison. Les peines de condamnation stipulées dans ces projets de loi ne sont manifestement pas conformes aux normes internationales en matière de droits de l’homme », a-t-il ajouté.

L’IPC a également rendu hommage aux journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions dans la région Ouest Africaine et dans le monde entier, et salué les efforts des journalistes qui sont actuellement en première ligne dans la lutte contre le Covid-19 et font des reportages sur la pandémie.

Mr. Arogundade a déclaré qu’alors que les journalistes continuent de rendre ce service inestimable à l’humanité, ils devraient continuer de se libérer des préjugés, à éviter la désinformation ainsi que la dissémination des fausses informations et toujours s’atteler à fournir des informations basées sur les faits.

Signé par:

Olutoyin Ayoade

Chargé de la communication, IPC

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