AFEX Condamne Fermement le Meurtre d’une Journaliste Kenyane, Exige des Enquêtes Approfondies

Betty Mutekhele Barasa

Le Réseau Africain de la Liberté d’Expression (AFEX) est profondément consterné par le meurtre horrible de Betty Mutekhele Barasa, une journaliste travaillant pour la Kenya Broadcasting Corporation (KBC), et condamne fermement son meurtre.

AFEX demande aux autorités kenyanes d’enquêter de toute urgence sur le meurtre de la journaliste et de traduire en justice les auteurs et les cerveaux de ce crime. Tout échec des autorités Kenyane à investiguer à fond ce meurtre, équivaudra à encourager l’impunité pour les crimes contre les journalistes, à enhardir d’autres tueurs potentiels de journalistes et à compromettre l’état de la liberté de la presse dans le pays.

Le 7 avril 2021, trois assaillants auraient fait irruption au domicile de Betty Mutekhele Barasa, éditrice principale de vidéo et productrice de télévision travaillant pour la chaine publique; Kenya Broadcasting Corporation (KBC), à Nairobi, la capitale du Kenya.  Les assaillants ont pris en otage le mari et les enfants de Barasa, tandis que la journaliste n’était pas encore rentrée du travail, et ont saccagé la maison.

Lorsque Mme Barassa est arrivée chez elle, les assaillants l’ont agressée et lui ont tiré deux balles dans la tête, la tuant sur le coup. Les meurtriers ont également emporté l’ordinateur portable et le téléphone mobile des journalistes. Une indication que l’agression et le meurtre pourraient être liés à son travail de journaliste.

AFEX adresse ses condoléances à la famille, aux amis et aux collègues de Betty Mutekhele Barasa et déplore cette perte avec toute la fraternité des médias au Kenya. Nous condamnons également l’assassinat ignoble et barbare de la journaliste.

En outre, AFEX exhorte le gouvernement du Kenya à ouvrir une enquête approfondie et indépendante sur le meurtre de la journaliste et à s’assurer que justice soit rendue.

Tout retard dans l’enquête sur cette affaire afin de démêler les raisons qui sous-tendent ce meurtre horrible, d’arrêter et de poursuivre en justice les coupables jettera un doute sur l’engagement des autorités à lutter contre l’impunité des crimes contre les journalistes. Cela pourrait également inciter d’éventuels auteurs de violations de la liberté d’expression et porter atteinte aux droits des médias et des journalistes à jouer leur rôle constitutionnel d’information du public, de lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance, et de promotion de la démocratie et de l’État de droit.