AFEX condamne la fermeture d’une station de radio d’opposition en RD Congo

Le Réseau africain de la liberté d’expression (AFEX) se joint à son membre, Journaliste en Danger (JED, pour condamner la fermeture de Radio Iriba basée à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Selon JED, un groupe des policiers de la République s’est rendu dans les locaux de Radio Iriba le mercredi 28 novembre 2018 et a ordonné aux journalistes travaillant pour la station de cesser immédiatement toute diffusion. Les fonctionnaires ont veillé à ce que les journalistes et d’autres travailleurs de la station évacuent les lieux. Les agents de sécurités ont bouclé les locaux de la station radio.

Lorsque la directrice de Radio Iriba FM, Prisca Bukaraba, a fait un suivi auprès du bureau du procureur pour demander la raison pour la fermeture, le magistrat a catégoriquement refusé de mentionner le nom du plaignant ou la raison pour la fermeture.

« Il nous a simplement dit qu’il avait exécuté un ordre de ses supérieurs », a déclaré Bukaraba.

Selon des sources de l’AFEX, le propriétaire de la chaîne, qui était journaliste, est récemment entré en politique du côté de l’opposition. Les rapports indiquent que la station a donc été ciblée pour des raisons politiques. La fermeture de la station empêchera des millions de citoyens de participer activement aux processus électoraux alors que le pays se rend aux urnes en décembre 2018.

AFEX appelle les autorités de la RD Congo à rouvrir la station et à lui permettre de mener ses travaux librement. Si la station de radio a enfreint un code professionnel, il appartient à l’organe de réglementation des médias de le reprendre. D’un part, si la chaîne a commis un crime, il est nécessaire de respecter une procédure régulière, plutôt que de laisser les autorités décider de la fermer de manière arbitraire.