La Gambie: les autorités révoque la permission pour les employés d’Al Jazeera, les menacent d’arrestation

La Gambie: les autorités révoque la permission pour les employés, les menacent d’arrestation

Une équipe des journalistes d’Aljazeera qui est allé à Banjul pour filmer et pour rapporter sur des histoires d’intérêt humain ont été empêchés d’accomplir leur mission et menacé d’arrestation.

D’après les sources de la MFWA et des rapports de presse, le Ministère de l’Information de la Gambie, qui l’avait antérieurement donnée un permis, dit à l’équipe à l’arrivée au pays qu’ils ne pouvaient pas filmer « en attendant une nouvelle autorisation du Président de la Gambie Yahya Jammeh, qui était au moment-là en vacances à son village natal, Kinalai. »

L’équipe se compose de Catherine Wambuo (correspondante) Evelyn Kahungu-Kihara (productrice) et Simon Munene (caméraman) ont été également menacés avec des arrestations s’ils ne conforment pas à la directive.

Des sources indiquent que Wambuo-Soi allait interviewer le Président Jammeh sur son programme de traitement du VIH, la migration des jeunes gambiens et d’autres questions d’intérêt humain.

“Nous avons eu l’approbation du gouvernement pour se rendre à Banjul afin de faire des histoires au intérêt humain, mais malheureusement un jour après notre arrivée, nous avons été informé par notre médiateur que le gouvernement à travers le ministère d’information nous ont demandé de ne pas filmer quoi que ce soit ou risque d’être arrêté, » Wambuo-Soi aurait dit.

“Nous n’étions pas arrêtés ou expulses.” L’équipe a déclaré « nous étions bien traités et bien accueillis mais malheureusement, on nous a dit de ne pas filmer quoi que ce soit pour des raisons bien connues seulement pour eux.

Par conséquent, l’équipage a quitté la Gambie le 30 Août et est dit-on, à Nairobi au Kenya.

La MFWA est consternée par la conduite du Ministère d’Information de la Gambie concernant cette affaire. Cet incident est un autre exemple de manque de respect persistant du gouvernement gambien pour le média et la liberté d’expression.

Ceci compte la deuxième fois cette année que des journalistes d’Al Jazeera sont rencontrés des difficultés dans l’exercice de leurs fonctions dans la région même après qu’ils avaient reçu l’autorisation. En Mars 2015, deux journalistes nigérians d’Al Jazeera qui étaient allés couvrir une opération militaire contre le Boko Haram au cours de la période précédant l’élection au Nigéria, ont été détenus par membres de l’armée nigériane. Bien qu’Ahmed Idris et Ali Mustafa aient tourné avec la coopération de l’armée et aient été accrédités par la Commission électorale indépendante de rapporter de partout au Nigéria pendant la période électorale, ils ont été détenus pendant 12 jours avant d’être relaxés.

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Crédit photo: jollofnews.com