Accès à l’Information en Afrique -AFEX Exhorte les Gouvernement à Plus d’Action

Accès à l’Information en Afrique -AFEX Exhorte les Gouvernement à Plus d’Action

Aujourd’hui, le monde entier est en train de marquer la Journée Mondiale de la Presse sous le thème, « Accès à l’Information et aux Libertés Fondamentaux : C’est votre Droit !’’ Le réseau   African Freedom of Expression Exchange (AFEX) voudrait mettre en lumière la situation de l’Accès à l’Information (ATI en Anglais) sur le continent.

Accès à l’Information (ATI) a été reconnu comme un outil important de lutte contre la corruption et la pierre angulaire pour le développement. Lorsque les citoyens ont accès à l’information, ils sont bien informés et par conséquent, ils sont habiletés à contribuer à la gouvernance qui est un facteur fondamental dans le développement de chaque démocratie.

Le vote des lois d’ATI  garantit et autonomise les citoyens à tenir les gouvernements responsables en recherchant et en  recevant l’information sur comment leurs ressources ont été utilisées et gérées. Cela promeut la réalisation des droits économiques, politiques, civiques et sociaux du public.

Le réseau African Freedom of Expression Exchange (AFEX) constate l’augmentation graduelle du nombre de pays africains qui ont voté les lois d’Accès à l’Information(ATI) au cours des  seize ans passés.

Entre 2000 et 2016, dix neuf pays africains ont voté les lois d’Accès à l’Information. Le Sud Afrique était le premier pays africain à voté la loi d’ATI. L’Angola et  le Zimbabwe ont suivi, faisant de la région de l’Afrique australe un modèle de vote de la loi. L’Ouganda et l’Ethiopie dans la région de l’Afrique de l’Est ont voté la loi d’ATI respectivement en 2005 et 2008. Le Libéria a montré la voie à la région de l’Afrique de l’Ouest en 2010. Entre 2010 et 2016, huit pays ouest africains ont voté les lois d’ATI, faisant de la région Ouest Africaine, la région qui a le plus grand nombre de pays ayant les lois sur l’ATI. Jusqu’à ce jour, cinq pays  dans la région de l’Afrique du sud, cinq en Afrique de l’Est, huit en Afrique de l’Ouest, et la Tunisie en Afrique du Nord ont des lois sur l’ATI, le tout faisant un total de dix neuf pays.

Malheureusement, aucun pays dans la région  Afrique Centrale n’a voté de loi sur l’ATI. Le processus d’adoption de la loi sur l’ATI en Afrique Centrale est lent. Le processus qui a commencé en 2009 en République Démocratique du Congo (RDC), par exemple est présentement en seconde lecture au Sénat avant d’être voté. Comme l’exige les lois congolaises, cela passera ensuite par le même processus de lecture au Parlement avant son adoption.

Malgré le progrès réalisé en Afrique de l’Ouest en ce qui concerne l’adoption des lois sur l’ATI, près de  la moitié des pays dans la région ont encore à donner à leurs citoyens le droit légal d’accès à l’information public.

Cependant, même si l’adoption des lois garantit aux citoyens le droit d’accès à l’information et de recevoir l’information librement, ce n’est pour autant le cas dans les pratiques. Un certain nombre de lois prohibitives sont en conflit avec les lois d’accès à l’information. Par exemple, la Loi d’Accès à l’Information et la Protection de la Vie Privée et la Loi de l’Ordre  et de Sécurité Publique limitent grandement les Zimbabwéens sur  l’accès à l’information et restreignent la publication de l’information en Zimbabwe bien que le pays a voté sa loi sur l’ATI depuis 2000.

En ce jour de la célébration de la Journée Mondiale de la Presse, AFEX félicite les  dix neuf pays  qui ont démontré leur engagement sur le continent en garantissant à leurs citoyens le droit d’accès à l’information et à recevoir l’information par l’adoption des lois d’ATI. Nous exhortons les gouvernements de ces pays à assurer l’application effective dans les pratiques de la loi sur ATI pour que cela ne soit pas un simple geste de présentation symbolique de la loi. AFEX est aussi en train d’encourager les pays qui n’ont pas encore adopté les lois sur l’ATI d’accélérer le processus pour  s’assurer  que leurs citoyens peuvent accéder et recevoir l’information publique.

La Journée Mondiale de la Liberté de la Presse est globalement célébrée chaque 3 Mai, pour réitérer le besoin de promouvoir la Liberté de la Presse et de réfléchir sur les moyens de promotion du rôle des médias dans le développement.