MISA Zimbabwe présente auprès du Tribunal une plainte en guise d’Exprimer sa Non-approbation du Harcèlement des Journalistes par la Police

La MISA Zimbabwe a présenté auprès de la Haute Cour sous procédure judicaire urgente une demande d’ordonnance interdisant aux policiers et à d’autres agents chargés de mettre en application les mesures de confinement dans le cadre du Covid-19, d’interférer dans le travail des journalistes sous motif que leurs cartes de presse aient été émises en 2019.

Dans la demande déposée par l’avocat Chris Mhike, MISA Zimbabwe représente la première requérante tandis que le journaliste Panashe Makufa est le deuxième requérant de cette ordonnance. Le Commissaire Général de police Godwin Matanga et la Commission des Médias du Zimbabwe (ZMC) sont cités respectivement comme premier et deuxième intimé.

Selon les requérants, tout acte d’ingérence dans le travail journalistique du deuxième requérant (Makufa) et des membres du premier requérant (MISA Zimbabwe), sans avoir suivi la procédure adéquate ou sur la base de leurs cartes de presse pendant le confinement actuel, constitue une violation du droit à la liberté d’expression et à la liberté des médias tel qu’inscrit dans les articles 61 et 62 de la Constitution.

Les intimés de cette demande devraient également être exhortés par le tribunal à faire de sorte que le communiqué de la ZMC sur la validité des cartes de presse de 2019 soit communiqué à tous les postes de police du Zimbabwe.

Le communiqué devrait également être partagé à tous les  » officiers en charge du commandement » de tout agent chargé d’assister la police de la République du Zimbabwe à faire respecter la loi dans les 12 heures suivant la décision du tribunal en relation avec la présente requête d’ordonnance.

En outre, les intimés de la présente procédure devraient également être sommés de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour la protection des médias. Ils devraient également indiquer avec « précision » comment ils vont protéger les membres de la MISA Zimbabwe et d’autres membres des médias, contre le harcèlement pendant la période de confinement.

Les requérants ont aussi souligné l’insuffisance des interventions et efforts déployés par les forces de l’ordre pour protéger les journalistes en cette période de confinement du Covid-19 contre « les dangers sur le terrain ». Les requérants ont dont indiquées la nécessité d’obtenir auprès du tribunal des garanties supplémentaires assurant leur sécurité.

« Si le tribunal n’intervenait pas à ce stade du confinement, pour la protection des médias, le sort des journalistes et des autres professionnels des médias, pourrait rapidement se détériorer » ont indiqué les requérants dans leur demande.

MISA Zimbabwe a depuis le début du confinement, reçu neuf (9) « rapports inquiétants » portants sur l’arrestation, le harcèlement ou l’agression de journalistes et de vendeurs de journaux dans différentes parties du pays. Cinq des incidents concernent des journalistes, tandis que quatre concernent des vendeurs de journaux qui jouent un rôle essentiel dans la distribution des produits générés par les médias.