23 stations de radio réduites au silence en Ouganda pour « promotion de la sorcellerie »

Directeur exécutif de l'UCC lors de l'exposition ACIA en 2017.Credit: UCC Website

Le Réseau des Organisations Africaines de la Promotion de la Liberté d’Expression (AFEX) est consterné par la décision de la Commission Ougandaise de Communication (UCC) de fermer 23 stations de radio pour n’avoir pas respecté les normes de diffusion du Conseil.

Le 27 mars 2018, l’UCC a révoqué les licences des stations de radio pour avoir prétendument promu la sorcellerie. 

Selon la porte-parole de la Commission, Pamela Ankunda, la décision de fermer les stations a été prise après que les maisons de presse aient ignoré les avertissements continus de l’UCC contre la promotion et la publicité du contenu de la sorcellerie. 

La décision est conforme à l’article 41 (1 a et b) de la loi de 2013 sur les communications, qui autorise la Commission à suspendre et révoquer le permis d’opérations des entreprises de presse en cas de violation grave et répétée des conditions du permis. 

Les stations de radio concernées sont: Metro FM, Nile FM, les services de radiodiffusion Kagadi, Emambya FM, Village Club FM, Radio Kitara, Packwach FM et Tropical FM.Les autres stations sont Apex FM, FM Bamboo, FM Ssebo, FM Eastern Voice, Eye FM, Victoria FM, RFM, Kiira FM, Tiger FM, Radio Grand Africain, Dana FM, Gold FM, Hits FM et Radio 5. 

Le mois dernier, le 2 février 2018, l’UCC a notamment convoqué les stations de radio à savoir Apex FM, Dembe FM, Star FM et Metro FM, pour ce qui aurait été qualifié de violation répétée des normes minimales de radiodiffusion. Les stations de radio ont été accusées de mener des promotions trompeuses sur leurs ondes. 

Autant qu’AFEX soutient des initiatives de la Commission pour améliorer le professionnalisme dans les médias; nous croyons qu’un arrêt d’émissions est une mesure extrême. La radio est la principale source d’information au sein de plusieurs ménages en Ouganda. La fermeture de ces stations signifie donc priver des milliers d’Ougandais de leur droit d’accès à l’information. 

Nous demandons à l’UCC de rouvrir les stations de radio pour leur permettre de servir leurs communautés. AFEX appelle également la direction des stations affectées et le régulateur à collaborer pour améliorer les normes professionnelles à travers les médias.