Cela fait plus d’une semaine que six journalistes ont été aspergés de gaz lacrymogène et agressés par la police à Nakuru, au Kenya, alors qu’ils couvraient l’arrestation de l’ancien sénateur de Kakamega, Cleophas Malala, le 8 avril. Malgré le scandale public et les promesses d’une enquête, aucun policier n’a été tenu pour responsable.
L’incident s’est produit au lycée de filles de Kirobon, où plus de 15 journalistes étaient présents pour assurer des retransmissions en direct. Un policier en civil leur a ordonné de partir, les a menacés, puis est revenu accompagné de la police anti-émeute, provoquant le chaos. Des gaz lacrymogènes ont été lancés sur les journalistes alors qu’ils tentaient de s’enfuir, blessant plusieurs d’entre eux.
Le porte-parole du Service national de police, Nyaga Muchiri, a indiqué que des mesures seraient prises à l’encontre des personnes impliquées. Cependant, de nombreux journalistes ont hésité à déposer plainte auprès de l’Autorité indépendante de surveillance de la police (IPOA) en raison de frustrations antérieures.
Cet incident met en lumière les préoccupations persistantes concernant l’impunité de la police et la sécurité des journalistes au Kenya, en particulier dans des situations politiquement sensibles, malgré les protections constitutionnelles de la liberté de la presse.
L’African Freedom of Expression (AFEX) s’inquiète pour la sécurité des journalistes, d’autant plus qu’aucune mesure n’a été prise à l’encontre des auteurs de ces faits. L’AFEX exhorte les autorités de l’État à veiller à ce que justice soit rendue dans cette affaire.


